A propos de la carte

Cette carte a été créée afin de combler les lacunes d'informations engendrées par l'absence de liberté de la presse et l'impossibilité d'accéder aux réseaux sociaux au Burundi lors de la crise politique et de la période électorale. Cette carte regroupe les rapports de manifestations et les affrontements, arrestations, enlèvements, dommages matériels, blessures, morts et autres types d'informations liés au Burundi lors de la crise politique de 2015, en marge de la décision du Président Nkurunziza de se présenter une troisième fois. Elle consigne également le type d'arme utilisé, les violences sexistes, les cas de harcèlement et d'intimidation, etc.

Elle a pour objectif 1) de faire office de centre d'information pour regrouper les rapports rédigés par les personnes œuvrant sur le terrain au Burundi afin d'alimenter les processus de prise de décision à court terme des acteurs locaux, régionaux et internationaux et 2) de centraliser les enregistrements de cas violents pour faciliter les recherches, révélations et procédures juridiques ultérieures.

Contrairement aux autres cartes qui regroupent les informations recueillies auprès de journalistes citoyens ou de groupes, qui constituent des sources précieuses d'informations sur la situation sur le terrain au Burundi, cette carte combine tous les cas signalés par les médias (internationaux et locaux), les réseaux sociaux (tenus par des journalistes fiables) et d'autres cartes suivant les violences et manifestations électorales et politiques au Burundi. Nous pensons qu'il est important de centraliser ces rapports pour obtenir une compréhension de la situation globale et contribuer aux décisions actuelles et futures.

De plus, nous collaborons avec des organisations partenaires au niveau local pour regrouper et contrôler les rapports originaux de violence à l'aide de réseaux pré-établis. Ce système de reporting n'a pas encore été lancé.

Cette carte se distingue également des autres cartes et bases de données observant les violences et crimes (armés) au Burundi dans leur globalité. Au contraire, celle-ci est orientée vers une crise en particulier et elle se cantonne aux violences et manifestations liées à la crise politique et à la période électorale de 2015. Les violences, délits et manifestations qui n'y sont pas liés ne sont pas cartographiés. D'autres ressources permettent de consulter ce type d'informations (par exemple : http://cnapburundi.bi/mapping/cause/).

Équipe

Ce projet est dirigé par une ONG canadienne en partenariat avec des organisations de la société civile du Burundi, qui constituent l'équipe de gestion du projet et apportent des informations et ressources. Leur anonymat sera préservé pour toute la durée du projet. Ce projet est soutenu par une équipe de bénévoles américains, italiens, burundais et canadiens.

Sources

Les données à l'origine de cette carte proviennent principalement d'organes de presse locaux et internationaux indépendants, d'autres cartes et de rapports des réseaux sociaux. Seules les sources jugées impartiales et indépendantes ont été validées par l'équipe, qui a pris sa décision à partir de la réputation de l'organe de presse et de recherches supplémentaires. Les sources de chaque rapport sont mentionnées après chaque événement porté sur la carte, de sorte que les utilisateurs peuvent juger d'eux-mêmes de la fiabilité et de l'indépendance des différentes sources. Ce processus de contrôle est le seul que nous appliquons, nous ne vérifions pas indépendamment les rapports.

Vous trouverez une liste de nos sources ci-dessous. Cette liste est dynamique et par conséquent, amenée à évoluer.

1) Croix Rouge Burundi

Rapports de situation : http://www.croixrougeburundi.org/index.php/fr

2) Tweets

Si bon nombre de journalistes internationaux et locaux ont désormais quitté le Burundi, nous continuons d'examiner régulièrement le mot-clé #Burundi pour détecter des tweets signalant des cas de violences et de manifestations. Seuls les tweets provenant de reporters rattachés à des agences de presse fiables et travaillant sur le terrain (RFI, Le Monde, etc.) sont pris en compte. Ainsi, nous ne cartographions pas tous les tweets signalant des violences. Comme peu d'organes de presse locaux travaillent actuellement au Burundi, les tweets proviennent donc généralement de journalistes internationaux. 

3) Journaux et presse locaux

SOS Medias Burundi : https://www.facebook.com/sosmediasburundi?fref=ts

Nous cartographions tous les cas de violence et de manifestation signalés par SOS Medias Burundi, une association de journalistes burundais qui s'est constituée en réponse aux atteintes à la liberté de la presse subies par le Burundi. Ils postent leurs rapports sur Facebook.

Iwacu http://www.iwacu-burundi.org/

Iwacu est un journal burundais indépendant qui couvre les manifestations et les violences depuis leur début, en avril 2015. Leurs rapports sont disponibles sur internet.

Radios locales

Radio Bonesha, Radio Isanganiro, RPA (ACTUELLEMENT, TOUTES SONT SUSPENDUES)

4) Partenariats locaux avec des organisations de la société civile

Nous nous sommes associés à des organisations de la société civile faisant des rapports dans tous le Burundi. Ces rapports sont ensuite intégrés à la carte. Ce processus de rapports d'origine n'a pas encore été lancé.

5) Autres cartes

Nous avons pour objectif de mettre en place un répertoire central cataloguant tous les cas de violence et de manifestation survenus lors de la crise politique et de la période électorale. Aussi, nous avons aussi puisé des données de cartes présentant les sources d'origine des signalements de violences et de manifestations au Burundi.

IFES http://burundielections.ushahidi.com/

Les événements cartographiés par IFES proviennent de reporters citoyens formés. Nous avons contrôlé ces événements tous les jours ou toutes les semaines afin de les croiser avec ceux que nous avions enregistrés. Nous avons ajouté tous les cas absents de notre carte.

Inama/Peace Direct http://burundi.peacedirect.org/main

Les événements cartographiés par Inama/Peace Direct proviennent de reporters citoyens formés. Nous avons contrôlé ces événements tous les jours ou toutes les semaines afin de les croiser avec ceux que nous avions enregistrés. Nous avons ajouté tous les cas absents de notre carte.

6) Foule

Les rapports des sources peuvent être soumis directement à l'aide d'un formulaire en ligne ou par Twitter à l'aide du mot-clé #cartebuja2015. Nous n'avons pas encore mis en place de système par SMS pour le grand public, et actuellement, il n'est pas prévu de le faire. Jusqu'à présent, nous n'avons reçu que peu, voire aucun rapport de foules. Nous ne les acceptons et les cartographions sur la carte qu'après avoir contrôlé et identifié l'expéditeur et les informations.

Doublons

Nous contrôlons notre liste de rapports avant de les placer sur la carte afin d'éviter les doublons. Si des informations manquaient dans le premier rapport, nous les complétons avec le deuxième (le cas échéant) et nous ajoutons la nouvelle source à la source d'origine. Si plusieurs sources signalent le même événement en donnant des informations similaires, elles sont toutes citées.

Cependant, si les événements diffèrent de manière conséquence, par exemple, rue différente, heure différente, activités/acteurs différents, alors nous les considérons comme des événements distincts. Si la source n'indique pas une différence nette avec un incident déjà cartographié, par défaut, nous les combinons avec l'événement précédent.

Catégories 

Toutes les catégories pertinentes sont sélectionnées dans le formulaire de rapport. Cependant, toutes les violences survenant lors d'une manifestation sont classées comme « Affrontements/clashes » et non « Manifestations pacifique/peaceful protests », ces deux catégories s'excluant mutuellement. La première catégorie inclut l'utilisation de gaz lacrymogène, de tirs en l'air, etc. Si des armes sont mentionnées (ou en présence de blessures clairement provoquées par des armes, comme les blessures par balles), le type d'arme est indiqué même si la blessure ou le décès ne découlent pas de son utilisation. Les gaz lacrymogènes ne sont pas considérés comme des armes. Les morts et les blessés sont classés par groupes de victimes (manifestants/civils, presse, police et militaires). De manière générale, s'il est difficile de classer un décès, il est déterminé comme civils. Les membres du Imbonerakure (les jeunes du parti au pouvoir au Burundi, CNDD-FDD) sont considérés comme des civils. Malgré des rumeurs les disant armés, ils restent techniquement des civils et c'est pourquoi nous les considérons ainsi dans notre système.

Emplacement des événements

Les emplacements les plus exacts connus sont saisis sur la carte. Parfois, il est impossible de trouver l'emplacement sur Open Street Map dans le système. En ce cas figure un emplacement approximatif obtenu à l'aide d'autres cartes disponibles (Google maps, etc.). 

Liens vers les sources journalistiques 

Nous incluons toujours un lien vers le site, le tweet ou le post Facebook d'origine du rapport. En cas de sources multiples ayant permis d'obtenir un rapport, ou si plusieurs rapports contiennent les mêmes données, ils seront tous répertoriés.

Liens vers des vidéos externes et photos 

Nous incluons dans la mesure du possible les liens vers les photos et vidéos corroborant ou documentant les informations des rapports. La plupart du temps, ces ressources sont disponibles sur le site web de la source indiquée.


Voulez-vous collaborer? Contactez-nous à 2015burundi@gmail.com